La coopération homme-machine distance les « supercalculateurs »

Vous connaissez peut-être la vielle blague sur le supercalculateur à qui on a posé la question « quel est le sens de la vie », et qui sortait (après un long temps de calcul) la réponse « 27 ». Cette blague a été racontée pour illustrer bien des aspects différents  sur des ordinateurs, sur l’interaction homme machine, la philosophie et la vie en général. Ici, je voudrais tirer votre attention sur les questions floues et réponses précises, ou vice-versa, et à l’amélioration de l’interaction entre les hommes et les machines.

Shyam Sankar a donné une conférence intéressante à ce sujet à  TED, sous le titre de « l’ascension de la coopération homme-ordinateur ». Dans son discours il explique pourquoi « résoudre de grands défis (comme arrêter des terroristes ou identifier des tendances émergentes) n’est pas tant une question de trouver le bon algorithme mais plutôt de la bonne relation symbiotique entre calcul d’ordinateurs et créativité humaine ».

Son premier exemple est bien connu mais il mérite d’être raconté encore une fois. C’est l’histoire de deux championnats d’échec de niveau mondial : En 1997, le champion du monde Gary Kasparov perd contre l’ordinateur « Deep Blue » d’IBM. En 2005, dans un championnat d’échec ouvert à tous, dans lequel des hommes peuvent jouer avec des machines comme partenaires, un supercalculateur a été battu par un grand-maître avec un ordinateur portable assez médiocre. Mais à la surprise de tous, le tournoi a été remporté non pas par un grand maître associé à un supercalculateur, mais par deux amateurs avec trois ordinateurs portables assez faibles. Sankar  pense que c’est la façon d’interagir avec leurs machines qui a fait gagner des hommes moyens avec des ordinateurs moyens contre les meilleurs hommes avec les meilleures machines.

Très bien, mais quelle relation avec le Search ou l’Accès unifié à l’information (Unified Information Access UIA) ?

Peut-être la relation est-elle tenue, et peut-être je ne l’exprime pas bien, mais je vous sollicite de m’aider avec votre « puissance symbiotique cerveau-calculateur » pour affiner  mon argument.

Dans l’informatique “classique”, où l’on travaille avec des bases de données, des entrepôts de données (data warehouses), des systèmes de BI, etc. , des questions précises sont posées au (super) calculateur par des gens qui connaissent la structure de leurs données et maitrisent la façon de poser ces questions, et l’ordinateur sort des réponses précises du genre « 27 » ou des tableaux de bord sympathiques qui illustrent des chiffres et même des trends. Mais si vous voulez poser des questions qui vous amènent en dehors des structures de vos données ou de la logique prédéfinie de vos « systèmes décisionnels », vous n’aurez pas de chance.

Le Search, par contre, vous permet de poser des questions floues en langage naturel et il ne vous retournera pas une réponse du type « 27 », mais un ensemble de réponses – des documents ou des entrées d’une base de données – classées dans des catégories (des « facettes ») dans lesquelles vous pouvez naviguer. (Des informations de sources multiples, y inclus des applications métier,  peuvent être agrégés dans une catégorie) Vous pouvez zoomer sur des sous-catégories que votre intelligence humaine reconnait instantanément comme les plus prometteuses. Vous pouvez aussi raffiner votre question suite aux idées que le premier lot de réponses vous aura données. En effet, vous pouvez poser n’importe quelle question que vous voulez sans aucune nécessité de (re) programmer quoi que ce soit. Et dans un ping-pong de trois échanges avec votre solution de Search vous avez de fortes chances de découvrir une réponse que votre supercalculateur avec ses logiciels élaborés n’aurait pas trouvée. Ou peut-être il l’aurait trouvée, mais après quelques milliers de jours-hommes de développement et de mise au point, et des millions d’Euros dépensés pour un matériel de pointe – tout comme Watson a gagné le jeu Jeopardy.

Chez Sinequa, nous aimons penser que nos logiciels sont meilleurs que la moyenne, mais même si vous présumez qu’ils soient tout justes dans la moyenne, l’interaction des utilisateurs avec notre plateforme de Search et d’accès unifié à l’information (Unified Information Access, UIA) se rapproche assez de celle des deux amateurs avec leurs ordinateurs portables qui ont battu le champion de l’échec avec son supercalculateur.

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